Julie Estève a publié trois romans aux éditions Stock, Moro-Sphinx en 2016, Simple en 2018 et Presque le silence en 2022. Elle a publié un récit de non-fiction avec Agnès Vannouvong aux éditions du Seuil, Tout ce que le ciel promet (2024).
C’est l’histoire de Louis. Un garçon qui boit pour aimer et finit par aimer pour ne plus boire. Depuis la
mort de sa mère, l’imagination est son lieu de vie préféré et il recopie compulsivement des citations dans
des cahiers. L’été de ses douze ans, il recueille un chaton orphelin comme lui, et découvre l’ivresse avec une
bouteille de Pastis. Claire, une fille de la plage, est folle de lui, collante et pleine d’acné. Elle lui arrache un
baiser, il s’en fout. Il ne sait pas encore qu’un jour elle bouleversera sa vie.
Dix-sept ans plus tard, Louis a vingt-neuf ans et son chat est mort. Sa copine Mathilde l’aime tel qu’il
est, opaque, drôle, menteur, mélancolique et dépendant – à l’alcool et à ses rêves. Louis s’accroche à ses
routines : inventer des histoires pour son père qui perd la tête, passer ses soirées à la Dernière chance,
un bar de quartier avec une clique au comptoir. Et puis un jour, Claire réapparait. C’est une artiste qui
transforme la vie en art. Quand ils se revoient, une autre ivresse commence. Mais est-ce que l’amour sauve
? Le réel est-il une possibilité ?
Comédie romantique renverse avec malice les codes du genre hollywoodien – il faut s’imaginer Hugh
Grant sous côte du Rhône –, et raconte ce que nos existences doivent à la fiction : aux scénarios qu’on se
fabrique quand on tombe amoureux, à tous les verres que l’on boit pour oublier le réel. À notre besoin d’intensité. Drôle et addictif, Comédie romantique n’a rien à envier aux plus belles histoires d’amour.