David Foenkinos est l’auteur de plusieurs romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations, Les souvenirs, Je vais mieux, Vers la beauté, Deux sœurs, Numéro deux, La vie heureuse et Tout le monde aime Clara. La délicatesse, paru en 2009, a obtenu dix prix littéraires. En 2011, David Foenkinos et son frère Stéphane l’ont adapté au cinéma avec Audrey Tautou et François Damiens. En 2014, Charlotte a été couronné par les prix Renaudot et Goncourt des lycéens. Le mystère Henri Pick, publié en 2016, a été porté à l’écran par Rémi Bezançon, avec Fabrice Luchini et Camille Cottin. Les romans de David Foenkinos sont traduits en plus de quarante langues.
Après de premières années douloureuses, Gustave Bonsoir est adopté par un couple en banlieue parisienne. Vers l’âge de sept ans, il est frappé par une révélation. La meilleure façon d’être aimé, c’est d’être drôle. Ainsi commence
son obsession du risible. Durant toute son enfance, il cherche à faire rire tout le monde. Sans le moindre doute, ce sera sa vocation. Après le Bac, à Paris, il prend des cours de théâtre, écrit des sketchs. Malheureusement, ses premiers passages dans des clubs d’apprentis comiques se révèleront désastreux. Honteux, il se coupe progressivement de tous ses proches, et surtout de Margot son premier amour. Grâce à l’aide d’une agent en fin de carrière, qui est bien la seule à croire en lui, il s’oriente vers le cinéma où il enchaîne les figurations pathétiques. Ses rêves de gloire sur scène semblent clairement s’éloigner. Sur les traces de sa mère biologique, il cherche à recomposer son destin : mieux se comprendre pour être plus fort et a3ronter l’adversité. Parallèlement, l’artiste Marco Komeda, après avoir découvert « Le musée des séparations » à Zagreb, a une idée : il veut créer à Paris, « Le musée de la tristesse », qui présentera tous types d’œuvres déprimantes, musicales, picturales ou cinématographiques. Cette exposition temporaire, sponsorisée par Kleenex, devient un véritable succès. À l’opposé de son ambition initiale, Gustave Bonsoir y est embauché pour incarner le visage de la tristesse. D’une manière inattendue, il atteint ainsi une grande renommée, et sera même repéré par le réalisateur italien, Paolo Sorrentino. Considéré comme le nouvel acteur emblématique du cinéma d’auteur, il demeure pourtant fidèle à son obsession de toujours : il veut être drôle…